L’« Initiative bernoise sur la formation » demande l’ajout de nouvelles dispositions dans la Constitution cantonale. Ces dispositions imposent au canton et aux communes de pourvoir aux moyens financiers et aux ressources humaines nécessaires pour garantir une formation de haute qualité sur tout le territoire. Ils devront notamment s’assurer que le personnel enseignant soit dûment qualifié et qu’il puisse se concentrer avant tout sur les élèves. Le corps électoral est appelé à se prononcer sur cet objet le 27 septembre prochain.
Les nouvelles dispositions constitutionnelles demandées par l’initiative sont formulées de manière générale. Si l’initiative est acceptée, la marge de manœuvre restera donc grande. Il appartiendra ainsi au Conseil-exécutif et au Grand Conseil de décider si des mesures et des ressources financières supplémentaires sont nécessaires dans le domaine de la formation.
Le Grand Conseil rejette l’initiative
Lors de la session de printemps 2026, le Grand Conseil a rejeté l’« Initiative bernoise sur la formation » par 85 voix contre 65 et trois abstentions. Bien que les membres du Grand Conseil s’accordent sur le fait qu’une formation de haute qualité est une revendication justifiée et importante, la majorité estime qu’une formation forte ne peut naître que de mesures concrètes au niveau des lois et ordonnances, et non pas de formules générales inscrites dans la Constitution cantonale. Aux yeux de la majorité du Grand Conseil, avec les lois, ordonnances et plans d’études cantonaux, il existe des règles suffisamment claires qui garantissent la qualité.
La majorité du Grand Conseil est d’avis que les revendications portées par l’initiative sont d’ores et déjà satisfaites : selon elle, le canton et les communes ont, ces dernières années, mis en œuvre un grand nombre de mesures qui contribuent à un haut niveau de qualité de la formation. En outre, la majorité estime erroné d’inscrire dans la Constitution cantonale des objectifs en matière de qualité de la formation et, ce faisant, d’accorder à la formation un statut particulier par rapport aux autres tâches publiques, comme la sécurité par exemple.
La minorité du Grand Conseil met en avant le fait qu’une bonne formation est le fondement de la cohésion sociale et de la prospérité de la Suisse. Elle contribue à l’équité des chances et à la disponibilité d’une main-d’œuvre qualifiée. Il faut donc, selon la minorité, accorder une attention particulière à l’éducation. Inscrire le mandat de qualité dans la Constitution crée une obligation durable, non soumise aux majorités politiques ou aux mesures d’économie.
- Informations complémentaires : www.be.ch/votations