À partir du 1er juillet 2026, l’éducation sans violence sera un principe inscrit dans le Code civil suisse. Cette modification de la loi y inscrit expressément le droit de chaque enfant à une éducation respectueuse et sans violence, corporelle ou psychique. Elle intervient alors que la violence à l’encontre des enfants reste un problème sérieux en Suisse. Les violences corporelles et psychiques peuvent affecter le développement des enfants et avoir des conséquences sur le long terme. Le canton de Berne s’emploie à informer et sensibiliser sur cette thématique afin de faire évoluer durablement les mentalités et les comportements des titulaires de l’autorité parentale. Les parents, les spécialistes ainsi que les enfants et les jeunes sont informés du nouveau principe par l’intermédiaire des écoles, des crèches, des institutions d’aide à l’enfance et à la jeunesse ainsi que des centres de consultation.
Offres de conseil et de soutien dans le canton de Berne
En cas de questions concernant l’éducation ou de problèmes familiaux, les parents et les enfants doivent obtenir de l’aide rapidement. Dans le canton de Berne, ils peuvent d’ores et déjà s’appuyer sur un vaste réseau : le Centre de puériculture, le Service psychologique pour enfants et adolescents du canton de Berne, l’association Elternnotruf, le Service de lutte contre la violence domestique ainsi que Pro Juventute 147. Pour les enfants concernés par la violence domestique, le Service psychologique pour enfants et adolescents propose des thérapies de groupe spécifiques.
En 2026, plusieurs offres ont été développées de manière ciblée : le Centre de puériculture a lancé un projet « Éducation non violente » (Gewaltfrei erziehen – das Richtige richtig tun). L’assistance du numéro d’appel d’urgence 147 de Pro Juventute a été étendue et le Service psychologique pour enfants et adolescents du canton de Berne propose désormais des films d’animation sur des sujets éducatifs centraux, y compris l’éducation sans violence.
L’éducation sans violence intégrée au Code civil
Les nouvelles dispositions inscrivent expressément dans le Code civil un principe déjà reconnu dans le droit pénal suisse et la Convention de l’ONU relative aux droits de l’enfant. Les nouvelles règles n’étendent pas les prérogatives des autorités. Les spécialistes de la protection de l’enfant disposent toutefois d’un instrument supplémentaire pour accompagner les familles.
Le principe de l’éducation sans violence ne signifie pas que les parents doivent renoncer aux règles et aux conséquences. Les enfants ont besoin de repères et de limites. Ceux-ci doivent cependant leur être communiqués de manière respectueuse, en fonction de leur âge et sans violence corporelle ou psychique.