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Filière gymnasiale bilingue Large soutien des communes francophones

23 août 2016 – Communiqué de presse; Direction de l’instruction publique et de la culture

Les jeunes francophones intéressés par une maturité bilingue français-allemand commenceront le gymnase un an plus tôt dès août 2017 dans le canton de Berne. La quasi-totalité des communes du Jura bernois ainsi que Bienne et Evilard soutiennent une filière bilingue de quatre ans démarrant au terme de la 10e année. La Direction de l’instruction publique veut également renforcer l’enseignement de l’italien en proposant une nouvelle maturité bilingue avec la troisième langue nationale à titre expérimental.

Dès l’année scolaire 2017-2018, tous les élèves de la partie germanophone du canton suivront une formation gymnasiale ininterrompue de quatre ans à partir de la 11e année scolaire. De ce fait, l’enseignement de l’option spécifique commencera dans les gymnases germanophones aussi en 11e année afin que les classes ne doivent pas être réorganisées ultérieurement. Dans la partie francophone du canton, les élèves continueront à entrer au gymnase après la fin de la 11e année. Une nouvelle organisation doit donc être trouvée pour les classes bilingues, qui regroupent des jeunes de la partie germanophone et de la partie francophone du canton.

Sur la base de nombreuses discussions avec toutes les parties concernées, le conseiller d’Etat Bernhard Pulver, directeur de l’instruction publique, a opté pour une filière bilingue ininterrompue en quatre ans, avec une entrée dès la 11e année scolaire pour les francophones également. Cette mesure renforce aussi l’attrait de la filière pour les élèves alémaniques en leur évitant de devoir attendre les francophones pour véritablement commencer leur formation. Autre avantage : tous les élèves, alémaniques comme francophones, pourront choisir l’option spécifique pour le début de la 11e année scolaire et constituer ainsi définitivement les classes de la filière bilingue.

Large consensus

Comme la première année de cette filière relève encore de la scolarité obligatoire, les communes sont libres – en vertu des dispositions légales – d’autoriser ou non leurs élèves à la fréquenter. Après la décision de principe de la Direction de l’instruction publique, les communes ont été appelées à se prononcer sur la possibilité, pour leurs élèves, de suivre la filière bilingue au terme de la 10e année, voire de la 11e année. Sur les 40 communes francophones et bilingues consultées, 36 ont pris position. Toutes les communes autorisent leurs élèves à fréquenter la filière bilingue des gymnases biennois, mais trois d’entre elles n’entendent libérer les élèves qu’au terme de la scolarité obligatoire, ce qui rallonge d’un an l’obtention de la maturité bilingue pour les intéressés.

La Direction de l’instruction publique se félicite du large soutien en faveur de la filière bilingue et se dit convaincue d’offrir un vrai « plus » aux élèves avec cette offre de formation. Elle prendra contact avec les communes qui n’ont pas répondu et celles qui s’opposent à l’entrée en filière bilingue après la 10e année de la scolarité obligatoire afin de trouver une solution adéquate pour les jeunes concernés. Le fait que la nouvelle filière bilingue dure quatre ans au lieu de trois impose l’élaboration d’un plan d’études spécifique. Les modalités de la filière ont été présentées aux médias mardi (23 août) dans les locaux des gymnases aux Prés-de-la-Rive, à Bienne.

Renforcer l’italien

Parallèlement à la consolidation de la filière bilingue, la Direction de l’instruction publique envisage aussi un renforcement de l’enseignement de la troisième langue nationale. La redéfinition de la filière gymnasiale dans la partie germanophone du canton permettra de proposer l’italien en tant que discipline fondamentale ou comme option spécifique dans la totalité des gymnases cantonaux, francophone et germanophones, à l’exception de celui de Hofwil.

Pour affirmer un peu plus l’attrait de l’italien, les élèves ayant cette langue comme discipline fondamentale ou option spécifique se verront offrir la possibilité de passer une maturité bilingue, à titre expérimental. Une approche innovante est prévue : les intéressés passeront leur troisième année gymnasiale (la 13e année scolaire) dans un établissement tessinois en vivant dans des familles d’accueil. Après le retour dans leur gymnase, ils obtiendront leur maturité en un ou deux ans. L’enseignement de la discipline artistique sera dispensé en italien. Comme il s’agira vraisemblablement d’un petit nombre d’élèves, du moins dans un premier temps, les disciplines artistiques enseignées dans la langue de Dante seront centralisées à Berne. La Direction de l’instruction publique espère que cette offre renforcera l’intérêt pour la troisième langue nationale dans la Région capitale suisse, où elle est demandée sur le marché du travail.

Classe spéciale pour les migrants

Le contexte actuel a amené à l’ouverture, à titre d’essai, d’une classe spéciale pour les migrants ayant un niveau scolaire d’école moyenne, mais ne parlant pas l’allemand. Les migrants qui dans leur pays d’origine fréquentaient un établissement les préparant à des études supérieures ont ainsi la possibilité – dès cette rentrée – d’acquérir des bases en allemand et de se familiariser avec la réalité en Suisse. Après quelques semaines, ils sont déjà en mesure de suivre certaines leçons au gymnase ou dans une autre école moyenne, par exemple des cours d’anglais. Ils passent aussi rapidement que possible dans cet établissement pour y suivre encore des leçons spéciales d’allemand pour les étrangers et de français. C’est le Gymnasium Biel-Seeland qui décide de l’admission dans la classe spéciale, l’enseignement étant assuré par la Section des années scolaires de préparation professionnelle du Centre de formation professionnelle de Bienne en collaboration avec le gymnase. D’entente avec la haute école spécialisée, les jeunes ayant déjà un diplôme leur ouvrant les portes de l’enseignement supérieur peuvent également accéder à cette classe spéciale. L’admission et la suite des études relèvent dans ce cas-là de la haute école spécialisée. L’essai durera trois ans. Il sera décidé ensuite de sa reconduction.

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